Pelote basque            Une finale palpitante        CLICANOO.COM | Publié le 7 décembre 2008

Le match des seniors, le dernier de cette semaine, a été fort en émotions. Au moment du 35e point, scellant la victoire de son équipe, Dimitri Welmant a levé les bras, pendant que Frédéric Fontano se prenait la tête dans les mains, tandis que le public relâchait toute la pression imprimée par les quatre gaillards tout au long des 50 minutes de la partie et notamment durant les 30 dernières, à partir du moment où le jeune tandem Dimitri Welmant-Mickaël Mangaman, revenait à égalité avec les “vieux” briscards, champions de France à cinq reprises déjà et champions d’Europe en titre. Cette finale restera dans les annales, pour la qualité du jeu, digne d’un championnat de France mais aussi par son intensité. Les joueurs espagnols, massés dans leur coin, l’ont religieusement suivie, appréciant à leur juste valeur les échanges soutenus et les combinaisons étourdissantes. Avant de s’incliner “Jeannot et Doudou” ont sauvé une “nobia” (balle de match), après avoir multiplié les égalités (au moins 5 fois). Pourtant le début de la rencontre a été assez largement à leur avantage, mais les “petits” avaient les dents longues. “À l’entraînement, ces temps-ci on a vu qu’on se rapproche d’eux, alors ce soir nous voulions gagner. On a bien géré et on s’est dit qu’il ne fallait pas lâcher. C’est la victoire du mental,” confiait Mickaël Mangaman. “Ils ont mieux géré la partie que nous qui avons manqué de concentration. C’est bien, la relève est là,” commentait Jeannot Welmant qui laisse ainsi le titre de ce tournoi à son neveu. L’école réunionnaise de pelote basque a encore de beaux jours devant elle. De plus, elle peut toujours compter sur un Welmant.

 Résultats Cadets : Sanz-Echavarren (Nav-1) / Apte-Dalidan (Réu-2) : 35-21 Juniors : Paniagua-Labiano (Nav-1) / Ansó-Vitoria (Nav-2) : 21-35 Seniors : J. Welmant-Fontano (Réu-1) / Mangaman-D. Welmant (Réu-2) : 34-35

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L’expérience au pouvoir      CLICANOO.COM | Publié le 5 décembre 2008

DEMI-FINALES - Les équipes seniors qualifiées pour les ultimes phases sont celles attendues.

On attendait le duo Jeannot Welmant-Frédéric Fontano, il est bel et bien présent. D’ailleurs pouvait-il passer à côté de ce tournoi ? Impensable quand on connaît son parcours et son palmarès. D’autant plus impensable, que ledit tournoi se joue sur leurs terres. Membres de l’équipe de France, ils affronteront ce soir le vainqueur du barrage joué hier soir entre leurs compatriotes Henri-Michel Philigibert-Willy Magaman et les Navarrais Anso-Vitoria. Philigibert et Mangaman sont connus pour alterner le bon et le moins bon. “Ce sont de fabuleux techniciens, mais, j’ai comme le sentiment que le manque d’expérience internationale leur est souvent préjudiciable,” analyse Olivier Poudou. Dans cette tranche d’âge, La Réunion compte déjà deux équipes dans le carré final. Outre l’inusable paire Welmant-Fontano, elle aligne également le jeune duo composé de Dimitri Welmant et de Mickaël Mangaman. Les deux complices affichent une magnifique stabilité jusqu’ici. Rien d’étonnant non plus, dans la mesure où Dimitri, lui aussi membre de l’équipe de France, est rentré des championnats du monde (en Argentine) il y a seulement deux mois.

LES WELMANT EN VEDETTES

L’avant dionysien affiche une exceptionnelle lecture du jeu. Il aime jouer et se montre souvent créatif. Dimitri est le neveu de Jeannot. Bon sang ne saurait mentir. De voir les deux escouades en finale demain soir, ne serait nullement surprenant, tant elles paraissent au-dessus du lot. Car la formation senior navarraise présente à La Réunion depuis samedi dernier, est un peu moins percutante que celle venue l’an passé. À sa décharge on dira qu’elle ne connaît pas le mur à gauche du Chaudron et encore moins le jeu des nôtres. Un jeu très offensif, souvent de la main gauche et au cours duquel la pelote tourne énormément, alors que les Espagnols sont plus classiques

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L’écart se resserre      CLICANOO.COM | Publié le 4 décembre 2008

Quatrième jour de compétition, et les Réunionnais semblent décidément en forme. Dans le tournoi Réunion- Navarre de pelote de cuir fronton mur à gauche, les seniors, surtout, on fait régner leur loi impitoyable face à des Espagnols bien souvent dépassés.

Il faut dire que la paire péi, composée de Jeannot Welmant et de Frédéric Fontano a de solides arguments à faire valoir, avec un joli palamrès sur leur CV. Ils ont vaincu en fin de journée la paire Javier Larrea/Jesus Erburu 35-18, les débordant par leur vitesse et leur sens du placement. Chez les jeunes, les résultats sont un peu plus mitigés, les Espagnols remportant trois parties sur quatre : le niveau est décidément très élevé chez les Ibériques. Pourtant, cela semble se réduire. Plusieurs raisons à cela. La première, Olivier Poudou, membre de la Ligue, l’explique comme une évidence : “Sur cette discipline en particulier, la métropole est un peu à la traîne”. La Paleta n’est en effet pas le plus populaire des jeux basques. Un créneau à prendre, qui s’est développé. Jean-Louis Lagarde est vice-président de la fédération et présent à la Réunion cette semaine. Lui a vu l’évolution du jeu sur l’île, et est impressionné par l’implication des pratiquants. “Ici, il y a beaucoup d’entrain pour la pelote. C’est plus sérieux qu’au pays Basque.” “Evidemment, là-bas, tout le monde joue, tout le temps, surenchérit Boudou. Dans les fêtes de villages, il y a toujours un tournoi. Ici, cela n’existe pas, on ne peut y jouer que dans le cadre de compétitions, avec des entraînements, donc sérieusement.” Jean-Louis Lagarde trouve encore une autre raison pour laquelle les Réunionnais sont bons. Une raison presque… chimique, allant au-delà des entraînements et de la pratique : “Moi, je crois que les Réunionnais sont prédisposés pour ce sport. c’est dans leurs gènes, ils se sont carrément appropriés cette culture.” À 71 ans, il est déjà venu plusieurs fois sur l’île. Cette semaine, il veut essayer de conseiller des arbitres. Un vrai besoin, comme l’explique Olivier Boudou : “L’an dernier, nous avions eu une finale très serrée chez les juniors. À 34 partout, un Espagnol frappe la pelote, qui rebondit sur le sol avant de s’élever de nouveau. Ca allait très vite, personne ne l’avait vu. L’Espagnol avait enlevé son casque, levé les bras… Mais l’arbitre avait annoncé la faute, il avair raison. Il manquait juste un peu d’assurance. On a ici de très bons arbitres, mais ils ont juste besoin d’encore plus de confiance.” Alors entre les matches, le Bayonnais Lagarde a distillé quelques conseils, raconté quelques anecdotes. “J’ai l’habitude des choses carrées, mais ici, j’ai raconté mes histoires sur les escaliers, il y en avait qui venaient, d’autres qui partaient… C’est comme ça.” lâche-t-il avec le sourire. Reste que, autant sur le terrain que chez les officiels, la Réunion n’a plus à rougir face aux créateurs de la pelote, ces Espagnols de moins en moins étonnés de retrouver leur sport au bout du monde.

Ligue Réunionnaise  De Pelote Basque