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SPORTS : Pelote basque “On avait une certaine pression sur les épaules dans la mesure où nous allions quelque peu en terrain inconnu. Nous n’avions pas eu l’occasion de les rencontrer en phase de poule, mais en les observant on a noté de réels progrès chez eux. Ils ont notamment un jeu très fort au fond,” commence par raconter Olivier Poudou au téléphone. Le cadre technique de la ligue de La Réunion parle des Canadiens auxquels étaient opposés Christian Turban et Sébastien Chane Hime, hier matin dans le cadre de la demi-finale de ce tournoi biennal. Réunion-Canada et Nouvelle Calédonie-Saint-Pierre et Miquelon : l’affiche était attendue, la logique respectée. Les Réunionnais ont disposé des Canadiens sur le score sans appel de 35 à 12. “Nous avons débuté difficilement, puisque les Canadiens se sont permis de mener 4-0. Mais dés qu’on a commencé à marquer tout est allé vite. Christian a évolué aussi bien à 45 mètres qu’en jeu court, tandis que Sébastien a réussi un sans-faute,” se félicite Olivier Poudou. Dans l’autre demi-finale les Saint-Pierrais ont largement dominé les Calédoniens (35-13). “Les Calédoniens faisaient partie des favoris, tout comme les Saint-Pierrais et le match a été intense.” Ce sera encore le cas ce soir au cours de la finale. “On s’attend à un match difficile. Ils sont venus avec leur meilleure paire. Mais nous sommes les tenants du titre et avons bossé afin de conserver la couronne,” rappelle Olivier Poudou. Le vainqueur de ce challenge sera admis en quart de finale des épreuves nationales le 14 juillet tandis que le finaliste devra passer par les phases de barrage dès samedi à Peyrorade. Il va sans dire que nos représentants préfèrent la grande parade de la fête nationale.
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SPORTS : Pelote basque
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Pala ancha - Place Libre LE JOURNAL DU PAYS BASQUE Ce sont effectivement les "parents pauvres" de la famille pelote qui se retrouvent à Anglet. Des territoires souvent dépourvus d’infrastructures, où la pelote arrive loin derrière au rang des sports locaux, et le nombre de licenciés est plutôt faible. Des délégations qui rencontrent les pires difficultés à promouvoir une discipline qui ne fait pas forcément l’unanimité chez eux, mais dont les efforts sont assez constants pour ne pas la laisser disparaître. C’est la raison pour laquelle cette compétition se disputera uniquement à pala ancha en place libre, une discipline complètement accessible pour nous, les Basques, mais qui reste le dénominateur commun de ces délégations. La plus abordable en fait. À titre d’exemple, le cas des Québécois est frappant. Dans un territoire 7 fois plus important que l’hexagone, le Québec ne compte qu’une seule cancha, une place libre qui se situe dans la région des Basques (et pour cause !), à Trois Pistoles. Difficile dans ces conditions de développer un sport noyé entre tant d’autres, où le Hockey et le Football sont rois. C’est d’ailleurs à peu de choses près la situation actuelle de la quasi-totalité des délégations qui ont débarqué au Pays Basque ces jours-ci. Pourtant, si le niveau des pilotari qui évoluera à Hardoy dès lundi n’est pas comparable à celui notre championnat du Pays Basque en première série, par exemple, l’engagement y est tout aussi remarquable. C’est bien connu, "moins on en a, plus on en fait"... inutile de préciser donc que les pilotari en place travailleront d’arrache pied pour décrocher la meilleure place possible. Car, pour eux, il s’agira de "leur" championnat du monde. Une compétition internationale dans laquelle ils peuvent se mesurer à des adversaires de leur calibre. C’est également ça la pelote. L’autre pelote. |